À l'heure de faire sa rentrée en Ligue 1, le PSG est-il plus fort que la saison dernière?

À l'heure de faire sa rentrée en Ligue 1, le PSG est-il plus fort que la saison dernière?

Le PSG se déplace à Rennes dimanche pour son premier match de Ligue 1 de cette saison. Paris commence sa campagne pour défendre son titre de champion de France après un été, encore une fois, très court et quelques recrues à intégrer. Entre les états de forme et les temps d'adaptation, Paris peut-il être plus fort encore que la saison dernière ?

Après quelques semaines d'entraînements, quatre recrues cet été, Luis Enrique, l'entraîneur du PSG, est formel : son équipe va « améliorer le niveau par rapport à l'année dernière ». Un pari rosé pour un groupe double champion d'Europe, qui s'apprête à entamer la défense de son titre de champion de France à Rennes, et dont l'effectif n'a pas été révolutionné. Quatre arrivées pour trois départs, en attendant la fin du mercato, avant laquelle Ibrahim Mbaye et Bradley Barcola pourraient bien avoir quitté la capitale. 

Les deux hommes ne sont pas dans le groupe parisien pour le voyage en Bretagne. Barcola attend le feu vert du PSG et la fin des négociations avec Liverpool pour filer en Angleterre, tandis que Mbaye ne fait visiblement plus partie des plans d'Enrique. Contrairement à Maghnes Akliouche. Tout juste arrivé de Monaco, il a déjà été titularisé à la pointe de l'attaque parisienne pour jouer le Trophée des champions contre Lens et a livré une partie intéressante, dans un rôle de faux attaquant — si cher à Enrique — capable de se balader un peu partout et participer activement au jeu. 

Plus de polyvalence en attaque

Difficile de savoir si Paris est déjà plus fort que la saison dernière. L'effectif ressemble en tout cas encore un peu plus à l'idée du beau football que se fait son entraîneur espagnol. Celui dans lequel les joueurs peuvent être intervertis d'un match à l'autre, ou même en cours de match, en y gagnant tactiquement, sans jamais perdre en qualité.

Akliouche, capable de jouer comme milieu offensif ou en attaque, lui apportera cette dimension. Ferran Torres, arrivé du Barça et capable de jouer à tous les postes de l'attaque, aussi. Mika Godts, le Belge débauché de l'Ajax Amsterdam, à l'aise sur l'aile gauche comme sur l'aile droite, également. Dans un autre registre, l'arrivée de Lucas Digne permettra de s'appuyer sur une vraie doublure de haut niveau international pour Nuno Mendes au poste d'arrière gauche.

Il faudra tout de même que tout ce petit monde s'adapte aux tactiques exigeantes de Luis Enrique. Ferran Torres devrait prendre le pli, lui qui l'a déjà connu en sélection espagnole, et dont il est proche puisqu'il a, un temps, été en couple avec sa fille. Pour les autres, ça pourrait prendre un peu de temps. « Beaucoup de joueurs souhaitent nous rejoindre, mais c'est difficile de trouver le joueur qu'on pense qui peut améliorer l'équipe. Le niveau du joueur, c'est toujours une petite surprise. Il faut savoir combien de temps il faut pour s'adapter », a glissé Enrique en conférence de presse.

Une nouvelle fois, il faudra gérer les états de santé physique

Mais il s'agit de problèmes de riches, quand cela concerne des joueurs arrivés pour un total de 150 millions d'euros. Les vraies interrogations se situent plutôt sur les états de forme. L'été 2025, les Parisiens n'avaient bénéficié d'un répit que très court, en raison d'un parcours victorieux en Ligue des champions et une Coupe du monde des clubs à rallonge. Cette fois, ceux qui ne sont pas allés à la Coupe du monde, ou dont la sélection a été rapidement éliminée, ont pu souffler. Pour les autres, rebelote. Voire pire, avec quelques jours de coupure en moins par rapport à 2025, pour les internationaux français, espagnols et marocain. 

Pour Achraf Hakimi, justement, la saison risque d'être longue. Il a déjà été titularisé contre Aston Villa le 12 août et Lens le 16 août, après avoir repris l'entraînement collectif le 10 seulement. Il n'a toujours pas de véritable doublure. Sans recrutement au poste d'arrière droit, Paris devra continuer à bricoler pour le remplacer quand ce sera nécessaire. De là à imaginer un début de saison fragile du PSG ? La saison dernière, c'était plutôt à l'arrivée de l'automne que le gros coup de mou s'était fait ressentir et que les blessures s'étaient enchaînées. 

Franck Haise, l'entraîneur de Rennes, se garde bien de s'attendre à un PSG diminué. Et s'est bien préparé à « la difficulté de jouer le PSG de manière générale, que ce soit en août, en octobre, en mars ou en mai, où je crois que c’est encore plus dur. » Jouer au Roazhon Park plutôt qu'au Parc des Princes, ce qui était originellement prévu, la faute à une pelouse brûlée par la canicule dans la capitale, ne sera pas un atout de trop pour les Rennais. RFI