Énergie : Senelec consolide un projet stratégique, l’empreinte de Samuel Sarr saluée

La Société nationale d’électricité du Sénégal (Senelec) vient de franchir une étape décisive dans la consolidation du secteur énergétique national avec l’acquisition de 100 % du capital de West African Energy (WAE). Une opération majeure qui permet de sécuriser définitivement un projet de centrale électrique de 360 MW, considéré comme l’un des piliers de la souveraineté énergétique du pays.
Au cœur de cette réussite, plusieurs observateurs soulignent le rôle déterminant de Samuel Sarr, figure de référence du secteur énergétique africain. Ancien ministre de l’Énergie, ex-directeur général de Senelec et récemment à la tête de West African Energy, il est reconnu comme l’un des experts les plus aguerris du continent. Son engagement et sa vision stratégique ont largement contribué à faire de ce projet une infrastructure clé pour le Sénégal.
Un projet structurant pour l’indépendance énergétique
La centrale de WAE représente près de 25 % de la demande nationale en électricité. Elle se distingue à plusieurs égards : première centrale de cette envergure portée par des investisseurs nationaux, elle constitue également un levier important vers l’indépendance énergétique et s’inscrit dans la transition vers une production basée sur le gaz naturel, moins polluante.
Sous la direction de Samuel Sarr, le projet a su poser des bases solides, tant sur le plan technique que financier, malgré un environnement parfois complexe. Sa connaissance fine du secteur et sa capacité à fédérer investisseurs et partenaires ont été des atouts majeurs dans la maturation de cette initiative.
Une intervention décisive de l’État
Le projet avait néanmoins connu des turbulences, notamment en raison de différends entre actionnaires ayant entraîné un ralentissement des travaux et la suspension de financements. L’intervention de l’État du Sénégal, sous l’impulsion du ministère de l’Énergie et avec l’appui du Premier ministre, a permis de débloquer la situation.
Cette médiation a conduit à la résolution des conflits, à la sécurisation des financements et à une reprise en main du projet par Senelec, évitant ainsi des retards critiques pour le pays.
Une centrale presque opérationnelle
Aujourd’hui, la centrale affiche un taux d’avancement de 97,5 %. Plusieurs étapes clés ont déjà été franchies, dont la mise en service du cycle ouvert et la première synchronisation au réseau national en avril 2025. Les turbines sont progressivement mises en exploitation, tandis que le transfert vers les équipes opérationnelles est déjà effectif.
L’achèvement complet en cycle combiné dépend désormais de l’approvisionnement en gaz, dernière étape avant une pleine capacité.
Un levier stratégique pour l’avenir
Avec cette acquisition, Senelec renforce durablement ses capacités de production et s’aligne sur la stratégie nationale « Gas-to-Power ». Le projet contribuera également aux ambitions de l’Agenda Sénégal 2050, en garantissant un approvisionnement électrique stable à court et moyen terme.
Au-delà de l’opération financière, cette avancée met en lumière l’importance d’une expertise locale forte. À cet égard, le parcours de Samuel Sarr illustre le rôle central que peuvent jouer des leaders africains expérimentés dans la réalisation de projets structurants.
Une gouvernance renforcée
Dans sa nouvelle configuration, West African Energy bénéficiera d’une gouvernance réorganisée, avec une représentation accrue de l’État et des partenaires financiers. L’objectif : assurer une gestion rigoureuse, transparente et durable de cet actif stratégique.
Par cette opération, Senelec confirme son rôle moteur dans la transformation du secteur énergétique sénégalais, tout en s’inscrivant dans une dynamique de souveraineté et de performance. Une ambition à laquelle des personnalités comme Samuel Sarr ont, sans conteste, largement bâti.