Eva Joly salue l’honnêteté de Me Robert Bourgi, jamais condamné par la justice française

Eva Joly salue l’honnêteté de Me Robert Bourgi, jamais condamné par la justice française

Dans l’introduction d’un article de France Info, Me Robert Bourgi a été qualifié de « sulfureux avocat ». Une telle formulation interroge : sur quels éléments factuels repose ce qualificatif ? Peut-on, sans preuve ni condamnation, attribuer une telle étiquette à un professionnel du droit ? Une exigence minimale de rigueur et d’équité devrait guider l’écriture journalistique.

Cette affirmation paraît discutable, dans la mesure où Me Bourgi n’a jamais fait l’objet de poursuites ni été impliqué dans une procédure judiciaire le concernant personnellement.

Lors de la journée « Total » organisée par Mediapart le 28 janvier 2023 à la Cité Fertile, un débat a réuni Eva Joly, ancienne magistrate notamment connue pour son rôle dans l’affaire Elf, et Robert Bourgi. À cette occasion, Mme Joly a publiquement reconnu l’honnêteté de Me Bourgi, saluant notamment la sincérité de ses témoignages. Elle a également indiqué n’avoir jamais eu à instruire de dossier le concernant.

Ces propos, venant d’une figure reconnue de la magistrature française, méritent d’être pris en considération. Ils invitent, sinon à l’adhésion, du moins à une approche plus mesurée et factuelle dans le traitement médiatique de la personne de Me Bourgi.

La critique est légitime dans une démocratie. Elle gagne toutefois en crédibilité lorsqu’elle s’appuie sur des faits établis plutôt que sur des qualificatifs discutables. Les journalistes sont libres de porter un regard critique, mais celui-ci devrait toujours s’inscrire dans le respect des principes d’exactitude et d’impartialité. Soda Sall