GAMBIE : UN HOMME, UNE VISION : Encore plus loin avec Barrow !

De la renaissance démocratique à la transformation nationale : neuf années d'une ambition qui dépasse les frontières et dessine l'avenir de toute la Sénégambie
Il est des présidents qui traversent l'histoire. D'autres qui cherchent à la marquer. Et il est des dirigeants dont l'action oblige à regarder autrement le destin de leur pays. Depuis janvier 2017, Son Excellence Monsieur Adama Barrow, président de la République de Gambie, s'est engagé dans une entreprise de transformation nationale dont les réalisations, les ambitions et les défis méritent aujourd'hui une attention bien au-delà des frontières gambiennes.
La Gambie est un petit pays par sa superficie, mais elle occupe une place singulière dans l'histoire et la géographie de l'Afrique de l'Ouest. En moins d'une décennie, elle a vu se multiplier les investissements dans ses routes, ses écoles, ses infrastructures sanitaires, son réseau électrique et ses capacités économiques.
Au centre de cette évolution se trouve un homme dont la trajectoire politique est indissociable d'un moment historique : Adama Barrow, arrivé à la tête de l'État après la transition politique de 2016-2017.
Son ambition affichée est claire : faire de la Gambie un État moderne, stable, connecté et capable d'offrir à sa jeunesse des perspectives nouvelles.
2017 : L'ANNÉE OÙ UNE NOUVELLE PAGE S'EST OUVERTE
Lorsque Adama Barrow accède à la présidence en janvier 2017, la Gambie sort de plus de deux décennies de pouvoir autoritaire et d'une transition politique particulièrement délicate. La priorité est alors immense : consolider la paix, restaurer la confiance, renforcer les institutions et engager le pays sur la voie d'un développement durable.
Neuf ans plus tard, son action peut être examinée à travers une question fondamentale : comment transformer une transition démocratique en résultats concrets pour la population ? La réponse que défend son administration s'appuie sur une stratégie de développement fondée sur les infrastructures, les services sociaux, la modernisation économique et l'intégration régionale.
DES ROUTES QUI RELIENT LES TERRITOIRES ET CHANGENT LA VIE DES POPULATIONS
Dans le bilan présenté par le gouvernement gambien, les infrastructures routières occupent une place centrale. Selon les chiffres officiels, plus de 1 200 kilomètres de routes ont été construits ou réhabilités depuis 2017, auxquels devraient s'ajouter 375 kilomètres d'ici la fin de 2026. Ces chiffres, communiqués par les autorités, illustrent l'ampleur du programme engagé.
Une route ne représente pas uniquement du goudron. Elle ouvre un marché à un agriculteur, facilite le transport d'un malade vers un hôpital, rapproche une école de ses élèves et crée de nouvelles perspectives pour les échanges économiques. Le pont de Sénégambie constitue l'un des symboles majeurs de cette nouvelle connectivité.
En facilitant les déplacements entre le nord et le sud du Sénégal par le territoire gambien, cette infrastructure incarne une réalité fondamentale : le développement d'un pays peut devenir un instrument de rapprochement entre plusieurs peuples.
L'ÉDUCATION : CONSTRUIRE LES GRANDES AMBITIONS DE DEMAIN
Aucune nation ne peut durablement transformer son économie sans investir dans ses enfants. C'est dans cet esprit que l'administration Barrow présente l'éducation comme un investissement stratégique pour les générations futures. Selon le gouvernement, 424 établissements scolaires ont été construits et environ 6 400 salles de classe supplémentaires ont été créées. Derrière ces infrastructures se trouve un enjeu essentiel : permettre aux enfants des villes et des campagnes de bénéficier d'un enseignement de meilleure qualité. Le développement des établissements secondaires, de la formation technique et des possibilités d'études supérieures participe également à cette orientation.
En parallèle, le Parti national du peuple (NPP) a attribué 150 bourses d'enseignement supérieur en 2026, dans le cadre de son programme annuel. Car la véritable richesse d'une nation ne se mesure pas seulement à ses bâtiments et à ses routes. Elle se reconnaît aussi à la qualité de sa jeunesse, à l'accès au savoir et à la capacité de chacun de réaliser son potentiel.
FARATO : UN SYMBOLE MAJEUR DE LA MODERNISATION SANITAIRE
Le 27 juin 2026 restera une date importante dans l'évolution récente du système sanitaire gambien. Ce jour-là, le président Adama Barrow a inauguré le Centre national de traitement des urgences de Farato. Doté de 104 lits, dont 20 places en soins intensifs, ce complexe médical constitue la première phase d'un projet hospitalier national dont la capacité envisagée à terme atteint 1 500 lits. Réalisé avec le soutien du Groupe de la Banque mondiale, le centre rassemble des équipements médicaux, des moyens de diagnostic, des installations de laboratoire et des capacités de formation. À travers ce projet, la Gambie affiche une ambition considérable : renforcer son autonomie médicale et réduire progressivement la nécessité, pour ses citoyens, de rechercher certains soins spécialisés à l'étranger. L'inauguration du laboratoire national de contrôle de la qualité des aliments et des médicaments à Brusubi, ainsi que le développement des structures sanitaires de proximité, participent à cette même démarche. L'enjeu est profondément humain : faire en sorte que la modernisation du pays se traduise par une amélioration réelle de la prise en charge des patients.
L'ÉLECTRICITÉ : FAIRE ENTRER LES TERRITOIRES RURAUX DANS UNE NOUVELLE ÈRE
L'énergie est l'un des fondements de toute économie moderne. Selon les données présentées par les autorités gambiennes, le taux d'accès des ménages à l'électricité serait passé d'environ 65 % à 90 %, tandis que 719 villages auraient été raccordés au réseau. L'objectif annoncé est celui de l'accès universel. Dans les zones rurales, l'arrivée de l'électricité transforme le quotidien : elle permet de conserver les médicaments, de développer des activités artisanales, de soutenir les petites entreprises et d'améliorer les conditions d'apprentissage. Elle contribue également à réduire les disparités territoriales. La transformation énergétique représente donc l'un des axes les plus importants de la politique de développement conduite sous la présidence Barrow.
AGRICULTURE : L'AMBITION D'UNE GAMBIE QUI PRODUIT DAVANTAGE
Pour une nation dont une part importante de la population dépend de l'agriculture, la sécurité alimentaire constitue un enjeu de souveraineté. Les chiffres gouvernementaux font état d'une progression de la production céréalière, passée d'environ 85 000 à 135 000 tonnes. Plus de 12 000 agriculteurs auraient également bénéficié de semences certifiées, dans le cadre des initiatives destinées à améliorer les rendements.
L'effort engagé dans l'agro-industrie, notamment dans la transformation des produits agricoles, témoigne d'une volonté d'aller au-delà de la seule production primaire. La modernisation agricole pourrait devenir l'un des moteurs de la création d'emplois ruraux, de l'autonomisation économique et de la réduction de la dépendance aux importations alimentaires. Pour le Sénégal, ces perspectives présentent également un intérêt stratégique, compte tenu des complémentarités agricoles entre les deux pays.
FEMMES ET JEUNES : PLACER LE CAPITAL HUMAIN AU CENTRE DU DÉVELOPPEMENT
Le développement ne peut être considéré comme pleinement réussi s'il laisse une grande partie de la population en marge des opportunités économiques. La place accordée aux femmes et aux jeunes figure parmi les priorités affichées par l'administration gambienne. Le Fonds pour l'entrepreneuriat féminin aurait ainsi mobilisé plus de 66 millions de dalasis sous forme de prêts, afin de soutenir des activités économiques et de petites entreprises. Des programmes de formation professionnelle ont également concerné plusieurs centaines de jeunes. L'enjeu des prochaines années sera de transformer ces initiatives en emplois durables, en entreprises viables et en perspectives économiques accessibles à une part croissante de la population.
2027-2031 : NEUF PRIORITÉS POUR UNE NOUVELLE ÉTAPE
Le programme en neuf points présenté par Adama Barrow et le NPP pour la période 2027-2031 propose de prolonger les investissements existants tout en élargissant les priorités nationales. Il met notamment en avant la gouvernance publique, la justice et la sécurité, l'éducation, la santé, l'agriculture, les infrastructures, l'autonomisation économique, le numérique et la protection de l'environnement. Parmi les objectifs annoncés figurent une couverture de 90 % de la population par l'assurance maladie, l'accès universel à l'électricité et une amélioration de la souveraineté alimentaire. Ce programme traduit une conviction : les infrastructures constituent une base nécessaire, mais l'avenir économique dépendra également de la qualité des institutions, de la formation, de l'innovation et de la création d'emplois. Sa réalisation supposera des financements durables, une administration efficace et une capacité constante à mesurer les résultats obtenus.
ADAMA BARROW ET LA SÉNÉGAMBIE : UNE VISION QUI DÉPASSE LES FRONTIÈRES
L'histoire de la Gambie ne peut être racontée sans évoquer celle du Sénégal. Deux États souverains, mais des peuples profondément liés. Des familles communes, des langues partagées, des traditions voisines, une foi largement partagée et des échanges économiques quotidiens : la Sénégambie représente l'un des espaces humains et culturels les plus singuliers du continent africain. Dans cette perspective, le développement de la Gambie représente davantage qu'une réussite nationale.
Il peut devenir un facteur de prospérité régionale. Le renforcement des infrastructures routières, des échanges commerciaux, des réseaux énergétiques, des investissements agricoles et des partenariats sanitaires ouvre des possibilités considérables entre Banjul et Dakar. L'avenir de cette coopération reposera sur la capacité des deux États à convertir leurs liens historiques en projets économiques concrets, profitables aux entreprises, aux territoires et aux populations. Michel DIOUF