Le Sénégal face à la vacance inédite de la fonction présidentielle ?

« Je tiens à préciser que je quitterai mes fonctions au terme de mon mandat le 2avril … ». Ce tweet attribué au Président de la République, et soudainement tout s’accélère.
A dire vrai, la tonalité du propos sème le doute et la perplexité dans l’esprit des Sénégalais et soulève des questions politico-constitutionnelles cruciales.
Dans notre profonde conviction, le Président de la République Macky ne saurait, du fait de l’argument à l’appui du report de l’élection présidentielle du 25 février 2024, provoquer la vacance du pouvoir présidentiel le 2 avril 2024.
En attendant la « Décision » du Conseil constitutionnel saisi par le Président de la République pour « avis », un politiste et un juriste livrent ici leurs points d’attention sur la question à la lumière des vertus explicatives de la science politique et l’interprétation éclairante des dispositions constitutionnelles en vigueur.
- i) La fonction présidentielle serait-elle vacante à l’expiration du mandat présidentiel le 2 avril 2024 ?
- ii) Faudrait-il saisir le Conseil constitutionnel sur la vacance de la fonction présidentielle à compter du 2 avril 2024 ?
- iv) Quel est l'organe habilité à constater formellement la vacance présidentielle et à quelles dispositions constitutionnelles doit-il se conformer?
- v) Quelle est l’autorité suppléante en cas de vacance de la fonction présidentielle ?
- vi) Est-il possible de reprendre le processus électoral avant la date du 2 juin proposée par les acteurs du Dialogue national ?