Mali : Les combats se poursuivent, un important convoi de renforts quitte Gao

Mali : Les combats se poursuivent, un important convoi de renforts quitte Gao

Les combats autour de l’emprise militaire d’Anéfis se poursuivent ce dimanche 5 juillet 2026, après une première journée d’affrontements particulièrement violents entre les forces du Front de Libération de l’Aza.wad (FLA), appuyées par des combattants du JN.IM, et les forces maliennes, soutenues par les mercenaires russes de l’Africa Corps.

Selon plusieurs sources concordantes, les éléments russes et les soldats des FAMa, retranchés dans leur camp, auraient opposé une résistance farouche durant toute la journée du 4 juillet, malgré l’intensité des assauts terrestres et tous les bombardements. Cette résistance aurait été rendue possible grâce à un appui aérien d’une ampleur exceptionnelle, maintenu durant pratiquement toute la journée. Plusieurs vecteurs aériens seraient intervenus régulièrement afin de frapper les positions des combattants du FLA et du JNIM, permettant aux forces pro-junte de conserver, jusqu’à présent, le contrôle de leur emprise militaire, malgré le harcèlement continue des assaillants.

A en croire encore les mêmes sources, quatre hélicoptères auraient tenté, aux alentours de 18 heures, d’atterrir à l’intérieur de l’emprise tenue par les mercenaires russes afin d’y acheminer soit des renforts ou du ravitaillement. Toutefois, confrontés à l’intensité des tirs provenant des positions tenues par les assaillants, les appareils n’auraient pas été en mesure de se poser et auraient été contraints de rebrousser chemin.

Ce dimanche matin, les affrontements auraient repris autour du camp militaire, qui continuerait de résister grâce à un appui aérien particulièrement soutenu. Plusieurs sources font état de frappes répétées menées par des avions de combat Sukhoï, des drones Akinci ainsi que des drones kamikazes visant les positions du FLA et du JNIM autour de l’emprise.

Parallèlement, dans un mouvement stratégique prévisible, un important convoi militaire aurait quitté Gao dès les premières heures de la matinée en direction d’Anéfis. Selon les informations disponibles, il serait composé d’environ quarante-deux véhicules, comprenant des blindés. Des véhicules blindés de transport de troupes pour acheminer les renforts sous bonne escorte d'autres véhicules, cette fois, de combat, équipés d’armes lourdes (canons automatiques, mitrailleuses lourdes, lance-grenades). Des camions logistiques transportant carburant, eau, vivres, pièces détachées et équipements de maintenance ont été également mobilisés. Des camions de munitions destinés à réapprovisionner les unités engagées font partie du convoi. L’ensemble évoluerait sous une importante couverture aérienne.

La mission est claire : briser l’encerclement et infliger des pertes significatives à l’ennemi.

La composition de cette colonne laisse penser qu’il pourrait s’agir d’une force de renfort destinée à consolider la défense d’Anéfis, à assurer le ravitaillement des éléments retranchés ou à préparer une contre-offensive si les conditions opérationnelles le permettent.

Des informations encore non confirmées indiquent également qu’un des véhicules du convoi aurait marché sur une mine au cours de sa progression. À ce stade, aucun bilan fiable concernant d’éventuelles pertes humaines ou matérielles n’a pu être établi.

Les combattants du JN.IM et leurs alliés du Front de Libération de l’Aza.wad (FLA), qui ont lancé le 4 juillet une offensive coordonnée sur plusieurs fronts, notamment à Anéfis, Gao et Aguelhoc, cherchent manifestement à exploiter leurs gains tactiques et leurs infiltrations dans plusieurs secteurs du nord du Mali. En face, les Forces armées maliennes (FAMa), appuyées par les mercenaires russes de l’Africa Corps, semblent s’efforcer d’empêcher une percée décisive. L’intensité des frappes aériennes, le maintien d’une forte activité opérationnelle et l’engagement de renforts au sol témoignent de l’importance stratégique accordée à cette bataille. Pour les autorités de Bamako, empêcher une victoire rapide des assaillants revêt un enjeu majeur, car la perte d’une position aussi stratégique qu’Anéfis constituerait un revers militaire et politique potentiellement lourd de conséquences pour la junte.

Ces informations , témoigneraient de l’importance stratégique accordée par Bamako et ses alliés russes à la défense d’Anéfis, devenue l’un des principaux points de fixation des opérations militaires dans le nord du Mali après les développements de ces derniers jours. La situation demeure extrêmement évolutive et les informations continuent d’être vérifiées.

En tout cas, la junte qui se sentait, seule, au monde, aimait à plastronner, se retrouve acculée plus que jamais et menacée de toutes parts : l'orage qui annonce la tempête ?

La ville et le camp militaire des FAMA tombent aux mains des assaillants

La bataille est certes perdue mais les mercenaires russes résistent dans leur bunker sous un déluge aérien. Ce samedi 4 juillet 2026, à 4 heures du matin, l’emprise militaire d’Anefis a été prise d’assaut dans une opération coordonnée et d’une fulgurance inouïe. Le Front de Libération de l’Azawad (FLA), allié aux combattants du JNIM, a submergé les positions des FAMA. En quelques heures seulement, tous les postes de contrôle, le camp militaire principal et l’ensemble de la localité ont été pris par ses combattants. Bilan provisoire : au moins une centaine de soldats ont été faits prisonniers, 30 à 40 d'entre eux sont tombés. Plusieurs autres ont déserté leurs positions, refusant purement et simplement de combattre.

Seuls les mercenaires russes de l’Africa Corps (ex-Wagner), retranchés avec des éléments des FAMA dans leur camp fortement bunkerisé, ont opposé une résistance acharnée. Alors que les assaillants, supérieurs en nombre et en armement, semblaient sur le point de venir à bout de cette dernière poche de résistance, l’aviation et les drones sont intervenus en masse.

Vers 8 heures, deux Su-24, deux drones turcs Akıncı (dont un venu du Niger) et plusieurs drones kamikazes ont commencé leurs allers-retours incessants. Tout au long de la journée, ils ont pilonné la ville et ses abords. Face à cette menace venue du ciel, les as.saillants ont immédiatement retiré le gros de leur matériel roulant, leurs véhicules et leurs armes lourdes pour limiter les pertes. Ils ont laissé sur place le minimum nécessaire pour maintenir la pression sur les positions russes. Beaucoup de civils et de véhicules se trouvaient encore aux alentours d’Anefis. Le repli tactique était indispensable.

Les frappes se sont poursuivies sans relâche, mais n’ont visiblement pas produit les résultats escomptés. Selon des témoignages concordants confirmés par plusieurs sources, un des Su-24 a été touché. L’appareil a tenté de regagner Gao, en vain. Des riverains ont vu le pilote s’éjecter avant que l’avion ne s’écrase.

En fin de journée, vers 18 heures, une nouvelle séquence s'est ouverte : quatre hélicoptères ont essayé d’atterrir dans le camp tenu par les forces russes. Accueillis par des tirs nourris, l’un d’eux se serait écrasé lors de la manœuvre d’atterrissage, selon des informations encore à confirmer. Les trois autres ont dû faire demi-tour sans avoir pu mener leur mission à bien. On ignore toujours s’ils transportaient des renforts en hommes et en matériel ou s’ils étaient dépêchés pour évacuer des blessés.

Cette journée à Anefis illustre une nouvelle fois la fragilité des positions tenues par les FAMA et leurs alliés russes dans le nord du pays. Malgré l’engagement massif de l’aviation et des drones y compris des appareils venus en renfort du Niger et du Burkina, les assaillants ont réussi à s’emparer de la ville et du camp principal en quelques heures. Les mercenaires russes, connus pour leur combativité, se retrouvent une fois de plus isolés dans un bunker sous pression constante, tandis que les désertions au sein des rangs maliens rappellent le profond malaise qui ronge les troupes sur le terrain.

Les combats se poursuivent. La situation à Anefis reste extrêmement précaire et incertaine. Les bilans, comme souvent dans ces zones, évoluent au gré des témoignages recueillies et d'informations qui filtrent. Une chose est certaine : le nord du Mali continue de livrer une guerre d’usure dans laquelle chaque position conquise ou perdue redessine un peu plus la carte d’un conflit sans fin.

Les opérations n’ont pas été limitées à Anefis. Selon le communiqué diffusé aujourd’hui et attribué à az-Zaliqa , le J.NIM fait état d’une offensive coordonnée et multi-fronts menée contre plusieurs positions de l’armée malienne, de ses m.ilices et de la Légion russe. Selon le communiqué, la coalition armée contre la junte a :

• Pris le contrôle d’une position de l’armée malienne à Knierouba, à l’ouest de Bamako ;

• investi une caserne de l’armée malienne à Kouakourou dans la région de Mopti ;

• occupé une position près de Tio, aux abords de Konna ;

• Pris le contrôle du quartier général des milices Donzo à Konna (zone de Bandiagara) ainsi que d’autres quartiers et sites Donzo à Somadougou, Karakani et Seni Koro ;

• Affronté un groupe de soldats maliens près de Sofara ;

• Effectué un ciblage par tirs d’artillerie de précision sur des casernes de l’armée et des mercenaires russes à Léré (région de Tombouctou) ;

• Lancé une attaque contre un quartier général des milices Donzo à Gorl Boji.

Ces succès multiples, revendiqués , révèlent une capacité de projection et de coordination inquiétante pour les forces pro-junte. Alors que Bamako et ses environs sont directement touchés, les merc.enaires russes, souvent présentés comme le fer de lance de la sécurité du régime, se retrouvent engagés sur plusieurs théâtres sans parvenir à contenir l’avancée des groupes a.rmés.

Cette journée d’offensive généralisée souligne une nouvelle fois le malaise profond au sein des FAMA (désertions, difficultés à tenir les positions) et les limites de l’appui aérien et russe face à un ennemi mobile, déterminé et capable de frapper simultanément dans le nord, le centre et même à l’ouest de la capitale.

Les autorités maliennes, déjà confrontées à une dégradation sécuritaire chronique, risquent de voir leur crédibilité encore plus entamée par ces revers simultanés.

La situation reste évolutive sur tous les fronts. Les bilans définitifs tardent à tomber, mais les faits parlent d’eux-mêmes : en ce 4 juillet 2026, la coalition du JNIM et FLA a démontré une capacité opérationnelle qui pose des questions existentielles sur la stratégie de reconquête et de contrôle du territoire par la junte et ses alliés. La suite des événements dira si ce coup d’éclat marque un tournant ou est un autre épisode dans une guerre d’usure interminable.

La junte agonise. Jusqu’à quand survira-t-elle à une mort lente mais certaine et à quel coût pour le Mali, déjà assez éprouvé et exsangue ? Samir Moussa