Mondial féminin de basket 2026: l'hégémonie des États-Unis va-t-elle continuer?

Poussés dans leurs retranchements en finale des JO 2024, privées d'A'ja Wilson et rajeunies, les Américaines du phénomène Caitlin Clark devront de plus écarter une féroce concurrence pour remporter leur cinquième Coupe du monde de basket de rang, à partir du vendredi 4 septembre à Berlin.
Hormis les bus des équipes circulant sur l'avenue centrale Unter den Linden en début de semaine, la dernière Coupe du monde féminine à se dérouler en fin d'été - elle a été décalée en fin d'année à partir de 2030 - a démarré dans la discrétion dans la capitale allemande.
Si Berlin est plutôt tournée vers les élections locales du 20 septembre, comme le montrent les affiches des candidats omniprésentes, elle a été frappée lundi d'un tremblement de terre à l'échelle de la balle orange féminine: A'ja Wilson a déclaré forfait, comme Kelsey Plum, pour « raisons de santé ».
Cinq joueuses américaines conservées par rapport à Paris en 2024
Les deux sont doubles championnes olympiques et du monde, mais l'intérieure manquera un peu plus que la meneuse à « Team USA » : quadruple meilleure joueuse de la saison WNBA, MVP du tournoi olympique en 2024 puis du Mondial 2022, Wilson est considérée comme la meilleure joueuse du monde. Elles sont remplacées par deux joueuses qui disputeront leur première grande compétition internationale, Sonia Citron et Kiki Iriafen, la première ne comptant même aucune sélection.
Les Etats-Unis s'en retrouvent encore plus remodelés: seulement cinq joueuses ont été conservées par rapport au groupe qui a décroché à Paris en 2024 un huitième titre olympique de suite.
Aux côtés de Breanna Stewart, à la recherche d'un quatrième titre mondial, neuf joueuses découvriront la Coupe du monde, dont les nouveaux visages de la WNBA, les deux anciennes N.1 de draft, Caitlin Clark et Paige Bueckers, ainsi qu'Angel Reese.
La France en embuscade ?
Les Américaines ont du talent en stock mais seront confrontées à une adversité redoutable, emmenée par plusieurs joueuses de WNBA. La France de Gabby Williams en compte huit deux ans après avoir fait trembler à domicile les Etats-Unis en finale olympique (66-67), mais ne parvient toujours pas à régner sur l'Europe.
Les reines du Vieux continent sont les Belges qui, fortes du talent d'Emma Meesseman et de leur stabilité, visent a minima un premier podium mondial. A domicile, les Allemandes sont également ambitieuses, même si le forfait de Satou Sabally constitue un coup dur.
Les Australiennes sont toujours des candidates au dernier carré, alors que l'Espagne est revancharde après avoir manqué l'édition 2022, comme la Chine de la géante Zhang Ziyu (2,20 m selon la Fiba), vice-championne du monde en titre mais éliminée dès les poules aux JO-2024. Justement le premier adversaire des Américaines. RFI