NBA : Shai Gilgeous-Alexander prive Victor Wembanyama de titre MVP sur la saison régulière

Auteur d'une grande saison avec les Thunders d'Oklahoma City, le Canadien Shai Gilgeous-Alexander a été élu MVP de la saison régulière pour une deuxième année consécutive. Il devance notamment Nikola Jokic et le Français Victor Wembanyama, qu'il défiera à partir de lundi en finale de la conférence Ouest.
Il faudra encore attendre pour voir un Français décrocher le titre de meilleur joueur (MVP) en NBA. La ligue professionnelle américaine a annoncé, dimanche 17 mai, que le meneur canadien du Thunder, Shai Gilgeous-Alexander, conservait son titre à l'issue de la saison régulière, devançant le Serbe Nikola Jokic (2e) et le Français Victor Wembanyama (3e). Le lauréat disputera la finale de la conférence Ouest face à "Wemby" et les San Antonio Spurs.
Âgé de 27 ans, Gilgeous-Alexander est récompensé pour la deuxième année d'affilée, comme l'avait été son compatriote Steve Nash en 2005 et 2006. Deux joueurs qui jouaient au poste de meneur.
Le Canadien, également sacré champion en 2025 avec le le Thunder d'Oklahoma City, a une nouvelle fois permis à son équipe, avec des statistiques individuelles brillantes (31,1 points, 6,6 passes en moyenne), d'obtenir le meilleur bilan de la NBA à l'issue de la saison régulière (64 victoires - 18 défaites).
"C'est le résultat de beaucoup de travail (...) deux fois MVP, les autres trophées, à aucun moment je n'aurais pu imaginer cela dans ma jeunesse", a déclaré "SGA" au micro de Prime Video.
S'il a marqué légèrement moins de points en moyenne que la saison passée (32,7 pts), "SGA" a signé un quatrième exercice de suite à plus de 30 points de moyenne, et semble au sommet de son art avec son jeu explosif fait de démarrages et de ralentissements abrupts, suivis d'un lay-up ou d'un tir à mi-distance précis.
Gilgeous-Alexander conduit avec maîtrise le Thunder qui s'est mué en machine implacable depuis le début des phases finales : le champion en titre a balayé les Phoenix Suns (4-0) puis les Los Angeles Lakers (4-0) pour atteindre la finale de conférence Ouest.
Wembanyama troisième
Un joueur entend bien mettre fin à cette domination totale : Victor Wembanyama, qui ne deviendra donc pas, à 22 ans et quatre mois, le plus jeune lauréat de l'histoire du trophée MVP, et devra patienter pour être le premier Français récompensé.
Le géant (2,24 m) à la dextérité inédite, moteur d'une révolution sur la planète de la balle orange, a tout de même terminé troisième du vote d'un panel de cent membres des médias, dont fait partie l'AFP, derrière le triple MVP serbe Nikola Jokic.

Le détail de la répartition des votes pour le MVP de la saison régulière 2025-26. © NBA
Gilgeous-Alexander a cumulé 939 points et été désigné N.1 par 83 participants, devançant largement Jokic (634 points, dix fois premier) et Wembanyama (569 points, cinq fois premier).
Le résultat du vote, tenu à la fin de la saison régulière mi-avril, a été malicieusement révélé par la NBA à la veille du début de la finale de conférence Ouest entre les Spurs de Wembanyama et le Thunder de Gilgeous-Alexander.
De quoi apporter une pointe d'épices supplémentaire au choc très attendu entre les deux meilleures équipes de la conférence à la rivalité naissante.
"SGA" contre "Wemby" dès lundi
Avec deux effectifs jeunes et talentueux, deux entraîneurs nouvelle génération de 41 ans (Mark Daigneault) et 39 ans (Mitch Johnson), le clash s'annonce électrique entre deux des meilleurs joueurs de la ligue.
Le Thunder part favori mais les Spurs ont remporté quatre de leurs cinq duels cette saison, dont une demi-finale de Coupe NBA en décembre à Las Vegas.
"San Antonio est une très bonne équipe, ils ont été juste derrière nous toute la saison, nous ne voulons surtout pas les prendre à la légère", a prévenu "SGA".
Gilgeous-Alexander va étrenner lors de cette série son statut de double MVP, devenant le seizième joueur à remporter le trophée plus d'une fois.
Enfant d'Hamilton, dans la banlieue de Toronto, il hérite des qualités physiques de sa mère Charmaine Gilgeous, coureuse de 400 m aux Jeux olympiques de Barcelone en 1992 pour l'île caribéenne d'Antigua-et-Barbuda, devenue travailleuse sociale aux revenus modestes.
Sans faire partie des tous meilleurs de sa génération, il partage à l'adolescence ses rêves de NBA avec son cousin Nickeil Alexander-Walker, qui a lui remporté cette saison le trophée MIP de joueur à la plus grande progression, après avoir rejoint les Atlanta Hawks.
Avec AFP