RAPPORT ANNUEL CITOYEN SUR LA CONTRIBUTION DE LA SOCIETE CIVILE DANS LES POLITIQUES : Les dynamiques d’intervention des OCS

Dans un contexte international, national et local marqué par un ensemble de crises au niveau sanitaire, économique et climatique, l’action des Organisations Non Gouvernementales (ONG) et de la Société Civile en général, est plus que jamais cruciale pour venir en appoint aux efforts de l’État. La société civile est reconnue comme une principale actrice pour relever les défis sous-jacents à toutes ces crises. La publication du Rapport annuel citoyen sur la contribution de la Société Civile dans les politiques publiques est relatée en détail.
Les organisations de la société civile sont ainsi devenues des partenaires importants dans la formulation et la mise en œuvre de la stratégie de coopération de l’Union Européenne avec le Sénégal, à travers la mise en application de la feuille de route élaborée d’un commun accord.
Dans ce cadre, certaines organisations faitières sénégalaises, se sont engagées dans le processus de renforcement des synergies et du dialogue, d’une part au sein de la société civile et, d’autre part, avec les autres familles d’acteurs, pour une action collective plus efficace et, une influence positive sur les politiques de développement.
La Délégation de l’Union Européenne au Sénégal a soutenu cette dynamique, ce qui a permis de développer le Projet d’Appui à la Société civile (PASC), projet porté et mis en œuvre par les différentes plateformes nationales que sont : la Plateforme des Acteurs Non Etatiques (PFANE), le Conseil des Organisations Non Gouvernementales d’Appui au Développement (CONGAD), l’Association des Femmes de l’Afrique de l’Ouest (AFAO), le Réseau des Think Tank, le Réseau Citoyen pour la Transparence Budgétaire (RCTB), la Coalition Nationales des OSC pour le Suivi Budgétaire (CONASUB), le Conseil National de Concertation et de Coopération des Ruraux (CNCR), la Coalition Publiez Ce Que Vous Payer (CPCQVP), le Conseil National de la Jeunesse du Sénégal (CNJS) et le Consortium Jeunesse du Sénégal (CJS).
Le Rapport annuel citoyen sur la contribution de la Société Civile dans les politiques publiques (RASCIPP) qui entre dans le cadre du PASC, est une initiative originale pour mettre en lumière les réalisations des OSC, favoriser une meilleure prise en compte de leurs apports dans la mise en œuvre des politiques publiques mais également, servir de support de plaidoyer pour renforcer le cadre d’intervention et d’exercice des missions des OSC au Sénégal.
Il s’agit d’un condensé d’informations sur le nombre d'OSC actives au Sénégal, leurs secteurs d'intervention, leurs investissements et leurs contributions à la création d’emplois et de richesses à travers les projets mis en œuvre en partenariat avec les organisations de base, les collectivités territoriales et les démembrements de l‘État. Sa diffusion et son partage avec le grand public permettra de renforcer les alliances avec les agences gouvernementales et les partenaires techniques et financiers.
Les membres de la société civile pourront aussi tirer de ce rapport des éléments de communication et de construction d’argumentaires pour sous-tendre le dialogue, en particulier, avec le gouvernement et ses démembrements ainsi que les partenaires techniques et financiers, à tous les niveaux.
Le Plan Sénégal Emergent (PSE), cadre de référence de la politique économique et sociale du Sénégal depuis 2014, poursuit sa vision d’une « société solidaire dans un Etat de droit ». Les interventions des différents acteurs au développement participent à côté de l’Etat à l’amélioration du bien-être des populations en offrant à chaque sénégalais, notamment les couches les plus vulnérables et les populations vivant dans les zones enclavées, la possibilité d’accéder à divers opportunités économiques et sociales. Ainsi, l’approche inclusive et participative, impliquant l’ensemble des catégories d’acteurs, a toujours prévalu dans la formulation, la mise en œuvre et le suivi-évaluation du PSE. Cette démarche permet de bénéficier de l’expertise locale variée et met en exergue surtout les différentes composantes des Organisations de la Société civile (OSC).
Le Ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération se félicite de l’initiative d’élaboration d’un Rapport annuel citoyen sur la Contribution de la Société civile aux Politiques publiques (RASCIPP) et de sa volonté de systématiser cette démarche de suivi citoyen et alternatif. Ce rapport inédit devient un important outil d’aide à la décision et va permettre d’améliorer la mise en œuvre des actions de développement au profit des populations à la base. Il a permis de proposer des actions complémentaires et partenariales entre les OSC et les autres parties prenantes au développement, notamment le Gouvernement et les Partenaires techniques et financiers.
Il est heureux de constater que la contribution des ONG est alignée aux axes du PSE et prend en compte un large panel de politiques prioritaires. Les axes, tels que les impacts et apports des Organisations Non Gouvernementales (ONG) ont été largement analysés dans ce rapport. Aussi, différentes contraintes entravant le développement y sont-elles soulignées et des solutions adaptées et pertinentes proposées.
Au regard de l’importance de ces contributions pour un meilleur suivi de la politique économique et sociale, nous comptons désormais conforter le rôle des organisations de la société civile, dans le processus de planification du Plan national de développement (PND) et de son Plan d’actions prioritaires quinquennal (PAP). En outre, nous veillerons à la mise en œuvre des recommandations, en faisant en sorte que des solutions durables puissent être apportées. Nous voulons réitérer la disponibilité de la Direction générale de la Planification et des Politiques économiques (DGPPE) pour accompagner les OSC afin qu’elles puissent jouer pleinement un rôle fondamental dans le processus de mise en œuvre du PSE. Nous tenons à remercier plus particulièrement la plateforme des Acteurs non Etatiques (A.N.E) à l’origine de ce rapport si important dans le processus de suivi de la mise en œuvre du PSE.
Aussi, faut-il rappeler que la plateforme des Acteurs non étatiques joue un rôle capital dans le renforcement du contrôle citoyen, en poussant les institutions publiques à être plus transparentes et à travailler de façon plus inclusive dans leurs processus de mise en œuvre des politiques publiques, conformément à l’axe 3 du PSE relatif à la bonne Gouvernance. En effet, la mise en œuvre du PSE a besoin de l’engagement des citoyens davantage actifs et mieux informés, capable d’apprécier les interventions publiques.
Nous voulons rassurer la Plateforme des AnE de la dynamique partenariale que le Ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération souhaite renforcer avec l’ensemble des organisations de la société civile au Sénégal. Enfin, nous adressons nos vives félicitations pour la qualité de ce rapport, exprimons nos remerciements pour l’appui continu et multiforme. Nous invitons toutes les Organisations de la Société civile à poursuivre cet élan d’engagement pour qu’ensemble, nous puissions atteindre notre objectif commun d’amélioration des conditions de vie de toutes les couches de la population sénégalaise, comme nous nous sommes engagés en septembre 2015, pour mettre en œuvre les agendas 2030 et 2063.
Le Rapport annuel de la Société civile sur les politiques publiques (RASCIPP) est là. Il constitue une initiative qui va corriger un manque notable dans l’écosystème de l’intervention des OSC au Sénégal. Il présente de manière inédite des données globales sur l’impact des OSC en termes d’investissements et de création d’emplois.
Le Rapport annuel de la Société Civile sur la contribution aux politiques publiques (RASCIPP) se veut un document de référence qui s’améliore chaque année et permet d’avoir une boussole stratégique et favorise une dynamique de collaboration plus affirmée entre OSC d’abord et avec l’État et les citoyens.
Au-delà, du caractère hétérogène et disparate de l’action des OSC, ces dernières ne sont pas bien prises en compte s’agissant des dynamiques de développement économique et sociale. Les OSC créent des emplois, forment des acteurs multiformes, renforcent leurs capacités, aident des populations et couches vulnérables et participent à l’éducation et à la santé. Il faut également souligner, qu’au Sénégal, elles sont très engagées sur l’accès aux services sociaux de base.
Des réalisations par milliers touchant des domaines essentiels du bien-être des populations sénégalaises, et même africaines puisque certaines ONG interviennent à partir de Dakar mais rayonnent sur toute l’Afrique de l’Ouest avec leurs bureaux régionaux.
Dans un contexte de difficultés économiques post pandémiques et de guerre russo-iranienne qui pousse l’Etat à mettre le curseur plus que jamais sur la souveraineté alimentaire et sur les questions sociales (Budget 2023 et 2024) pour ne pas exposer les populations aux conséquences désastreuses de la faim et de la précarité, les OSC sont également appelées à se mobiliser pour apporter une contribution essentielle. Dans ce contexte de redéfinition des politiques autour du PAP3, il est important pour les OSC de travailler, en combinant les approches quantitatives et qualitatives à identifier et mesurer leurs investissements, à communiquer leurs résultats à l’Etat et aux citoyens et à leurs contributions au Sénégal .
L’objectif général du RASCIPP est de réaliser une étude de la contribution des OSC dans les progrès économiques et sociaux au Sénégal. En réalité, la mesure de l’impact des actions et interventions des OSC est difficile à établir en raison de la disparité et du caractère informel de certaines interventions.
Ainsi, il s’agit spécifiquement pour les OSC de :
- Identifier et caractériser les champs d’intervention couverts, leur ancrage dans les cadres locaux et nationaux de développement ;
- Disposer d’une estimation du volume et de la localisation des investissementsdes OSC selon les enjeux majeurs ainsi que la nature de leurs interventions et de leur positionnement ;
- Faire des recommandationsdans le sens de contribuer à l’amélioration de l’image des OSC au Sénégal, à travers une meilleure connaissance de leur rôle et de l’impact de leurs actions ;
- Analyser les contraintesdans le fonctionnement et le financement des OSC ;
- Appuyer les négociations collectivesavec les autorités étatiques et les partenaires bilatéraux et multilatéraux à travers un dialogue structuré.