Sommet Afrique/ Russie: Participation remarquable de la Chambre de Commerce CCIARE

La Chambre de Commerce et d'Investissement Afrique Russie Eurasie (CCIARE) a marqué de son empreinte le 3ème Sommet Russie-Afrique tenu à Moscou les 28 et 29 octobre.
Invité officiel du Sommet, son président, M. Karim Harati, a conduit à Moscou une importante délégation d'hommes d'affaires et d’experts de divers secteurs.
Une présence qui n'est pas passée inaperçue et qui confirme la montée en puissance de la CCIARE comme interface économique incontournable entre les deux espaces.
Fidèle à sa vocation de facilitateur de business, la CCIARE n'est pas venue les mains vides. Pendant deux jours, la délégation conduite par Karim Harati a multiplié les rencontres B2B, les prises de contacts institutionnels de haut niveau.
Au programme : échanges avec plusieurs groupes eurasiatiques, russes et africains.
L'objectif affiché est clair : transformer les déclarations politiques du Sommet en contrats, en joint-ventures et en projets d'investissement mutuel. Plusieurs protocoles d'intention portant sur l'importation de céréales, la mise en place de chaînes de valeur agricoles et la distribution de médicaments russes en Afrique de l'Ouest et Centrale ont été discutés en marge du Sommet.
Cette approche pragmatique a été saluée par les partenaires russes, qui voient dans la CCIARE un interlocuteur structuré capable d'agréger la demande africaine.
Un appel aux pays africains : s'approprier la Chambre
Au-delà du bilan de cette participation, le message fort porté par Karim Harati à Moscou est un appel à l'appropriation africaine.
Pour le président de la CCIARE, la Chambre ne doit pas être perçue comme une simple structure extérieure, mais comme un instrument de coopération économique appartenant aux Africains eux-mêmes.
"Notre Chambre est un outil au service des économies africaines. Elle est là pour sécuriser les investissements, trouver des partenaires fiables en Russie et surtout dans tout le continent Eurasiatique, ouvrir les marchés et défendre les intérêts des opérateurs africains. Pour qu'elle soit pleinement efficace, il est essentiel que les États africains, les chambres nationales, le patronat et les PME s'en saisissent et en fassent leur propre levier de croissance", a souligné M. Harati lors d'un entretien en marge du Sommet.
Dans un contexte où la Russie annonce vouloir augmenter ses livraisons de céréales, de médicaments et de bourses d'études, disposer d'un canal privé et opérationnel comme la CCIARE est un atout stratégique. C'est ce canal qui permet de passer de l'aide à l'investissement durable, du commerce ponctuel à la co-industrialisation.
Avec cette participation remarquée à Moscou, la CCIARE confirme son rôle : non plus seulement participer aux sommets, mais en construire la suite économique.
Envoye special Moscou