Tchad : le CCMSR dénonce une attaque contre le comité d’autodéfense de Miski et réclame une gestion équitable des ressources minières

Dans un communiqué publié le 15 octobre 2026, le Conseil de commandement militaire pour le salut de la République (CCMSR) exprime sa préoccupation après une attaque qui aurait visé, la veille, le comité d’autodéfense de la zone de Miski, dans le nord du Tchad. Le mouvement met également en cause la gestion des ressources minières du pays et appelle à une meilleure répartition des richesses nationales.
La situation sécuritaire dans la zone de Miski, au nord du Tchad, suscite de nouvelles inquiétudes. Dans son communiqué n°0041, le Conseil de commandement militaire pour le salut de la République (CCMSR) fait état d’une attaque survenue le 14 octobre 2026 contre le comité d’autodéfense local. Selon le mouvement, cette attaque aurait été menée par des éléments des forces militaires du régime du Mouvement patriotique du salut (MPS).
Le CCMSR exprime sa vive préoccupation face à ces informations et manifeste sa solidarité avec les habitants de Miski ainsi qu’avec toutes les personnes affectées par ces événements.
Le mouvement insiste sur la nécessité de protéger les populations civiles, de préserver la dignité humaine et de garantir le respect des droits fondamentaux. Il estime que ces principes doivent demeurer au cœur de toute réponse aux tensions et aux crises qui affectent le pays.
Toutefois, les circonstances exactes de l’attaque et le bilan éventuel des événements n’ont pas été précisés dans le communiqué. Les accusations formulées par le CCMSR n’ont pas non plus été corroborées de manière indépendante.
La gestion des ressources minières au cœur des critiques
Au-delà de la question sécuritaire, le CCMSR élargit son intervention à la gouvernance des ressources naturelles du Tchad. Le mouvement dénonce ce qu’il qualifie de gestion opaque et injuste des richesses nationales, notamment dans le secteur minier.
Dans son communiqué, il critique particulièrement l’exploitation des ressources minières par la Société nationale d’exploitation minière, estimant que les populations locales ne bénéficieraient pas d’un partage équitable des revenus générés par ces activités.
Pour le Conseil, cette situation soulève des interrogations sur la transparence des mécanismes de gestion des ressources naturelles et sur la répartition des bénéfices issus de leur exploitation.
Le CCMSR défend ainsi le principe selon lequel les richesses du pays doivent profiter à l’ensemble de la population, plutôt que de se concentrer entre les mains d’une minorité.
Cette prise de position met en lumière un enjeu majeur pour les régions riches en ressources naturelles : la nécessité de garantir que leur exploitation contribue effectivement au développement local, à l'amélioration des conditions de vie des habitants et au financement des services essentiels.
Un appel aux organisations humanitaires et de défense des droits humains
Face à la situation signalée à Miski, le CCMSR appelle les organisations de défense des droits humains ainsi que les instances humanitaires compétentes à suivre attentivement l’évolution des événements.
Le mouvement les invite également à apporter une assistance aux populations affectées, en mettant l’accent sur la protection des civils et la prise en compte de leurs besoins.
Cet appel intervient dans un contexte où la sécurité des populations et l’accès à l’assistance humanitaire constituent des préoccupations importantes dans les zones confrontées à des tensions.
Le Conseil estime qu’un suivi attentif de la situation est nécessaire afin de prévenir de nouvelles violences et de garantir le respect des droits fondamentaux des habitants.
Le CCMSR plaide pour la justice sociale et une paix durable
Dans son communiqué, le mouvement réaffirme son attachement à la justice, à la transparence et au partage équitable des ressources nationales. Il souligne également la nécessité de trouver des solutions durables aux différentes crises qui affectent le Tchad.
Pour le CCMSR, la paix ne saurait se limiter à l’absence de confrontations armées. Elle doit également reposer sur la justice sociale, une gouvernance transparente et une répartition plus équitable des richesses du pays.
Le mouvement considère que la gestion des ressources naturelles constitue un enjeu central pour l’avenir du Tchad et que les populations locales doivent pouvoir bénéficier des retombées économiques liées à l’exploitation de leur territoire.
En conclusion, le Conseil rappelle que la paix durable, la justice sociale et une gestion équitable des richesses nationales sont indispensables pour préserver la dignité des citoyens et garantir l’avenir du peuple tchadien.
Signé le 15 octobre 2026 par Abderahman Chérif Bichara, porte-parole officiel du Conseil CCMSR, le communiqué associe ainsi les préoccupations sécuritaires liées à Miski à des revendications plus larges concernant la gouvernance, la transparence et la justice économique au Tchad. Soda Sall