Un grand principe partagé par plusieurs États africains est l’augmentation de la voix africaine dans la gouvernance mondiale, notamment à l’ONU. Macky Sall, ancien président du Sénégal et ancien président de l’Union africaine, incarne pour les Africains cette ambition d’une plus grande influence africaine dans les prises de décision mondiales.
Macky Sall a dirigé l’Union africaine, ce qui lui a donné une visibilité continentale sur les questions de paix, sécurité, développement, changement climatique et multilatéralisme. Ce type de profil est perçu comme un atout pour un Secrétaire général capable d’équilibrer des intérêts divers.
Plusieurs analystes soulignent que Sall a montré sa capacité à dialoguer avec des puissances mondiales (États-Unis, Chine, Russie, Europe) — un facteur non officiel mais souvent considéré comme stratégique dans le choix d’un SG de l’ONU car il doit être acceptable pour des acteurs très variés.
Pour certains pays, soutenir un candidat africain renforce la solidarité du continent et la perception d’un leadership commun, surtout si l’Afrique est sous-représentée dans les postes de direction internationale.
Des pays pourraient voir dans le soutien à Macky Sall un moyen de renforcer leurs coopérations bilatérales ou régionales (économiques, sécuritaires ou diplomatiques). Par exemple, certains Etats est-africains ou organisations régionales valorisent la collaboration avec d’anciens dirigeants africains actifs sur la scène internationale.
Ces pays sont souvent cités comme intéressés par une candidature africaine forte ou bien leurs positions sont favorables à un leadership africain à l’ONU. L’appui réel dépendra de négociations politiques internes, d’accords régionaux et du consensus africain qui pourrait être recherché à l’Union africaine.
Un travail très important est en train d’être mené au sein de l’Union africaine pour avoir un consensus autour de l’ancien président du Sénégal. D’autres soutiens sont attendus d’ici le 14 Février 2026.
Modou FALL

