Dans une interview accordée au quotidien britannique The Times, Iliman Ndiaye s’est exprimé sans détour sur son avenir à Everton, malgré l’intérêt de clubs prestigieux comme Manchester United et l’Inter Milan. L’attaquant sénégalais est également revenu sur des moments clés de la dernière Coupe d’Afrique des Nations, notamment la panenka manquée de Brahim Diaz en finale et l’épisode du retrait momentané des Lions du terrain.
À 25 ans, Iliman Ndiaye traverse une période charnière de sa carrière. Champion d’Afrique avec le Sénégal et auteur d’une saison solide sous les couleurs d’Everton, l’attaquant des Toffees attire logiquement les convoitises. Mais au-delà des rumeurs de mercato, le natif de Rouen assume un discours de fidélité et de lucidité, tout en livrant un témoignage rare sur les coulisses émotionnelles de la CAN 2025.
Everton avant tout, malgré les sollicitations européennes
Ciblé lors du dernier mercato hivernal par Manchester United et Inter Milan, Iliman Ndiaye a fait le choix de la continuité. L’attaquant sénégalais a décidé de terminer la saison avec Everton, où il s’est imposé comme un élément important de l’effectif. Auteur de 4 buts et 2 passes décisives en 21 matchs toutes compétitions confondues, Ndiaye ne cache pas sa satisfaction de voir son travail reconnu. « Je vois ça. Si des équipes sont intéressées, c’est que je fais du bon travail », explique-t-il, tout en précisant qu’il reste concentré sur son présent. « Tant que je serai à Everton, je donnerai toujours le meilleur de moi-même. Je veux accomplir de grandes choses avec Everton, à commencer par cette saison et une qualification pour l’Europe. »
Actuellement huitième de Premier League, le club anglais reste en course pour une place européenne, un objectif pleinement assumé par l’international sénégalais.
La panenka de Brahim Diaz, un tournant psychologique
Trois semaines après la finale de la Coupe d’Afrique des Nations remportée par le Sénégal face au Maroc, Iliman Ndiaye est revenu sur l’un des moments les plus marquants de la rencontre : la panenka manquée de Brahim Diaz face à Edouard Mendy. « On se disait justement qu’il allait rater sa cible. Je priais en disant : “Il va rater sa cible” », confie Ndiaye. L’attaquant d’Everton ne cache pas son incompréhension face au choix du joueur du Real Madrid. « J’ai eu l’impression qu’il y avait un manque de respect. Tu étais à quelques minutes de devenir roi dans ton pays. Alors je ne comprends pas pourquoi il a fait ça. Mais je suis content qu’il l’ait fait. Après ça, on savait qu’on allait gagner. » Un instant charnière, avant le but décisif inscrit en prolongation par Pape Gueye, qui a offert au Sénégal sa deuxième CAN en quatre ans.
Le retrait du terrain, une réaction collective assumée
Autre épisode marquant de cette finale : la menace de retrait du terrain des Lions de la Téranga après un penalty sifflé contre eux par l’arbitre Jean-Jacques Ndala Ngambo. Un moment de tension extrême, vécu de l’intérieur par Ndiaye. « On était devenus fous. On se demandait ce qui se passait. C’est une finale et on est à deux doigts de perdre », raconte-t-il. L’attaquant souligne la solidarité du groupe et le rôle de Sadio Mané, qui a appelé au calme. « Sadio a dit : “Revenez sur le terrain et jouez le match.” » Avec le recul, Ndiaye assume cette réaction collective, sans chercher à la justifier à tout prix. « Peut-être avons-nous bien agi, peut-être pas. Mais après tout ce que nous avons accompli dans ce tournoi, nous voulions simplement que tout se déroule de manière équitable. »
El Hadji Malick SARR

