Le cumul d’emplois en droit de la Fonction publique : entre théorie et pratique

Meissa DIAKHATE
Enseignant-Chercheur
Directeur associé et Consultant
du Centre de Recherche, d’Expertise et de Formation sur les Institutions constitutionnelles, les Administrations publiques, la Gouvernance financière et la Légistique en Afrique (CERACLE)
Introduction
« Le droit est beaucoup plus une question d'algèbre que de catéchèse ! », disait Mody GADIAGA. On s’y aventure au risque de répandre l’amalgame dans l’opinion publique. Certainement, c’est ce qui se passe contre la portion congrue des Professeurs de rang magistral dont le seul tort est de servir l’université africaine dans la stricte légalité statutaire.
Certes, la théâtralisation de la situation des 11 Enseignants-Chercheurs sénégalais (Professeurs titulaires et Maîtres de Conférences agrégés) sélectionnés en Guinée constitue le prétexte et le contexte. Mais surtout, c’est vers le texte de droit que s’oriente, ici, notre démarche. Il y a lieu, dès lors, de considérer la présente note comme la contribution didactique d’un Enseignant-Chercheur spécialisé en droit administratif, en général, et en droit de la Fonction publique, en particulier.
L’affaire des 11 Enseignants-Chercheurs sénégalais sélectionnés en Guinée trouvera logiquement une solution au nom de la légalité et de la liberté académique, mais le droit sera toujours là pour régir d’autres situations similaires. A ce titre, il me paraît non négligeable de poser et de clarifier le débat sur le régime du cumul d’emplois en droit de la Fonction publique sénégalaise, pour les étudiants et les praticiens du droit. Nous n’avons aucune prétention à ranimer une controverse, à notre sens, éteinte.
- La consécration du cumul d’emplois en droit de la Fonction publique