Le Maroc occupe la quatrième place parmi les pays africains disposant des flottes d’avions militaires les plus importantes, selon le derrnier classement de Global Firepower relayé par la plateforme spécialisée The African Exponent.
D’après The African Exponent, l’armée marocaine dispose actuellement de 271 avions militaires, un chiffre qui place le Royaume parmi les principales puissances aériennes du continent africain.
La même source relève que la stratégie marocaine privilégie l’acquisition d’aéronefs multimissions, d’avions de transport, d’hélicoptères et de plateformes de surveillance avancées, avec un accent particulier sur la qualité et la diversité plutôt que sur le seul volume.
Le rapport publié le 3 février précise que la flotte aérienne marocaine comprend notamment des chasseurs F-16 Fighting Falcon, des avions de transport C-130 Hercules, ainsi que des hélicoptères Eurocopter. Un ensemble qui traduit, selon la plateforme, « l’engagement du Maroc à équilibrer la supériorité aérienne, la mobilité rapide et le renseignement ».
La doctrine aérienne du Royaume combine ainsi défense classique et préparation à la lutte contre les menaces asymétriques, permettant aux Forces armées royales de faire face à plusieurs scénarios opérationnels simultanément.
The African Exponent met également en avant le rôle central de la coopération étroite avec les États-Unis et les fournisseurs européens, qui facilite l’accès du Maroc à des chasseurs modernes, à des systèmes avioniques avancés et à des programmes de formation des pilotes.
Au sommet du classement continental figure l’Égypte, qui dispose de plus de 1 080 avions militaires, incluant des chasseurs F-16 américains, des Rafale français et des Soukhoï-35 russes, selon ce rapport.
Le classement des dix flottes aériennes les plus puissantes d’Afrique inclut également l’Éthiopie, le Kenya, la Tunisie, le Nigeria, l’Afrique du Sud, ainsi que le Soudan, l’Algérie et l’Angola.
Le rapport de The African Exponent insiste par ailleurs sur le fait que la taille de la flotte ne suffit pas à elle seule à déterminer la puissance militaire. La modernisation des équipements, la disponibilité opérationnelle et la stratégie d’emploi des forces aériennes constituent des facteurs déterminants. APA

