Elle s’appelle Lamia Tchadienne, mais son combat dépasse largement les frontières du Tchad. Activiste influente, suivie par des dizaines de milliers de personnes sur les réseaux sociaux, elle incarne une nouvelle génération d’intellectuels africains, engagés et intransigeants sur la question de la souveraineté du continent. Portrait d’une femme qui fait entendre sa voix dans un paysage médiatique souvent dominé par les élites et les puissances étrangères.
-Une voix qui compte dans le débat public
Lamia Tchadienne ne se revendique pas influenceuse de mode ou de divertissement, mais plutôt influenceuse de pensée. Connue pour ses vidéos percutantes et ses analyses tranchées sur la situation socio-économique et politique de l’Afrique, elle s’adresse à un public en quête de discours alternatifs à ceux relayés par les canaux officiels ou occidentaux.
« Je suis l’une des activistes les plus écoutées au Tchad et dans plusieurs pays africains. Mon objectif est d’éveiller les consciences, de stimuler la réflexion sur l’avenir de notre continent », confie-t-elle.
À travers ses interventions, Lamie dénonce régulièrement la dépendance des États africains vis-à-vis des puissances étrangères et milite pour une Afrique décomplexée, affranchie des ingérences néocoloniales.
-Une Afrique unie, une monnaie unique, une sécurité assumée
Au cœur de son engagement : l’unité africaine, la souveraineté économique, et la sécurité sans tutelle étrangère. Trois piliers qu’elle estime indispensables à la renaissance du continent.
« Il est temps que les dirigeants africains reprennent le contrôle de leurs décisions. L’ingérence étrangère dans la gestion des affaires africaines est un frein au développement et à l’autodétermination », affirme-t-elle avec conviction.
Lamie plaide en faveur d’une monnaie unique africaine, qu’elle considère comme un levier stratégique pour se libérer des mécanismes de dépendance, notamment monétaire, qui lient encore de nombreux pays à l’ancienne puissance coloniale. Elle appelle aussi à une refondation des politiques sécuritaires, notamment face au terrorisme djihadiste, en favorisant les solutions locales et régionales plutôt que les interventions étrangères.
-Soutien aux États de l’AES : un engagement concret
Plus qu’une théoricienne, Mme Lamia Tchadienne se veut actrice de changement. Elle soutient ouvertement les États membres de l’Alliance des États du Sahel (AES) – le Mali, le Burkina Faso et le Niger – qui ont récemment pris des décisions souveraines audacieuses, notamment leur retrait de la CEDEAO et leur volonté de s’émanciper de l’influence française.
« Je soutiens leur combat pour une Afrique libre. Ce sont des initiatives historiques que nous devons accompagner et amplifier », explique-t-elle.
À travers des campagnes de sensibilisation, des conférences en ligne et des partenariats avec d’autres activistes panafricanistes, Lamie œuvre pour fédérer les énergies autour d’un projet continental ambitieux : une Afrique gouvernée par ses fils et filles, pour ses peuples, et selon ses propres priorités.
-Une figure montante du panafricanisme digital
Si certains la critiquent pour ses positions radicales, son audience grandissante prouve qu’elle répond à un besoin profond : celui de reprendre la parole, de redéfinir l’identité africaine, et de construire une vision commune, affranchie des héritages pesants du passé colonial.
Lamia Tchadienne est aujourd’hui plus qu’une simple activiste : elle est devenue une figure montante du panafricanisme digital, un espace où se jouent désormais des batailles idéologiques majeures. Dans un monde en mutation, elle incarne cette jeunesse africaine éveillée, engagée et résolue à ne plus rester spectatrice de son destin. DAKARTIMES