RECOMMANDATIONS : AfrikaJom invite la classe politique à répondre au dialogue

RECOMMANDATIONS
- La libération sans condition de tous les détenus politiques et de tous les détenus d’opinion pour décrisper une situation politique trop tendue ;
- De régulariser l’éligibilité des candidats à l’élection présidentielle ;
- Au président de respecter les dispositions de l’article 27, de respecter sa parole en déclarant publiquement dans les meilleurs délais qu’il ne sera pas candidat pour mettre un terme qui installe un climat politique lourd, délétère et tendu;
- A l’opposition sénégalaise et particulièrement à Ousmane SONKO de mettre un terme à toute tentative d’insurrection qui contribuerait à aggraver la vulnérabilité du pays, notamment dans un contexte où le Sénégal est entouré de pays voisins en conflits ;
- A toute la classe politique d’aller vers un dialogue politique sincère, inclusif pour contribuer au renforcement des institutions et mécanismes démocratiques, construire ensemble une représentation partagée de l’Etat de droit, de la démocratie, des droits humains, pour aller en 2024 vers une présidentielle transparente, démocratique et apaisée ;
- Adoption d’un nouveau code électoral consensuel ;
- Renforcement des institutions judiciaires et des instituions de lutte contre la corruption et les infractions assimilées ;
- Réformer profondément la Justice pour la rendre indépendante et l’émanciper des fourches caudines de tous les pouvoirs et de tous les groupes de pression ;
- Refondation du Conseil constitutionnel pour plus d’indépendance et d’impartialité
- Définir et donner un vrai contenu au statut de l’Opposition ;
- Cessation des arrestations arbitraires d’opposants politiques, militants des droits de l’homme, activistes, journalistes, membres de la société civile ;
- Instaurer des politiques publiques plus adaptées et efficaces pour lutter contre le chômage des jeunes et l’émigration clandestine ;
- Respect des engagements régionaux et internationaux en matière de protection des libertés individuelles et collectives et en matière de respect de l’Etat de droit et de la gouvernance publique ;
- Harmoniser et adapter les textes relatifs aux ressources naturelles et énergétiques ;
- Anticiper sur les conflits fonciers ;
- Promouvoir l’équité entre les territoires ;
- Garantir l’effectivité et la célérité des poursuites par les autorités judiciaires compétentes pour les faits présumés de fraude, de corruption, de concussion, de pratiques assimilées et d’infractions connexes ;
- Respect de la liberté d’expression, d’opinion, de réunion, de mouvement et de manifestation ;
- Dépénaliser les délits de presse ;
- Lutter efficacement contre l’impunité des auteurs de répressions abusive, de tortures qui souvent ont entrainé la mort de manifestants pacifiques par l’ouverture systématique d’enquête judiciaire pour juger et punir ces actes qui constituent des crimes internationaux ;
- Créer un mécanisme national de prévention, de gestion et de règlement des conflits.
- Boubacar SÈYE, président de l’ONG Horizon sans frontièrea été inculpé pour « diffusion de fausses nouvelles » et placé sous mandat de dépôt à la prison du Cap Manuel, à Dakar. Son arrestation fait suite à une demande de reddition des comptes sur l’utilisation des fonds de l’Union européenne pour lutter contre la migration irrégulière au Sénégal, dans un entretien avec un journal datant d’octobre 2020. Son arrestation, continue de susciter des vagues d’indignation tant du côté de la société civile que de celui de l’opposition.
- L’activiste Guy Marius SAGNA,un militant et membre fondateur du Mouvement « Front pour une révolution anti-impérialiste populaire et panafricain » (FRAPP- France Dégage) arrêté le 20 février 2021, est accusé « d’association de malfaiteurs », « organisation d’un mouvement insurrectionnel » et de « menaces de troubles à l’ordre public. Selon son avocat, il a été placé en isolement dans une cellule sans lumière après avoir rédigé une lettre à l’autorité pénitentiaire dénonçant les mauvaises conditions de détention des prisonniers.
- Ousmane SONKOa été arrêté le 3 mars 2021 à Dakar, la capitale, et inculpé pour troubles à l’ordre public et participation à une manifestation non autorisée alors qu’il se rendait au tribunal pour répondre à une convocation d’un juge d’instruction dans le cadre d’une plainte sur une affaire pénale distincte.
- Outhmane DIAGNE Mafia Militant de Pastef et Papito Kara,tous les deux membres de la « mafia Kacc Kacc», placés sous mandat de dépôt depuis cinq mois viennent de recouvrer la liberté (16 janvier 2023). Ils restent placés sous contrôle judiciaire par le juge. Ils étaient poursuivis pour « diffusion de fausses nouvelles, effacement, modification, fabrication et introduction de données informatiques ». Il leur est reproché d’avoir détourné des unes de journaux. Les deux prévenus ont été entendus sur le fond de l’affaire le 13 décembre dernier.
- Mor Talla GUEYE Nit Doff: Arrêté le 18 janvier 2023 par la Sûreté Urbaine, Mor Talla Gueye plus connu sous le nom de Nit Doff a été placé sous mandat de dépôt par le doyen des juges, inculpé pour diffusion de fausses nouvelles, outrage aux magistrats, menaces de mort sur les autorités judiciaires.
- Professeur Cheikh Oumar DIAGNEUn mois après sa libération par la Chambre d'Accusation, le secrétaire général du Rassemblement pour la Vérité/And Ci Degg a été arrêté à son domicile et placé en garde à vue le 19 mars 2023. Il est poursuivi pour appel à l'insurrection, appel à la violence contre les institutions et atteinte à la sûreté de l'État.
- Abdou Karim GUEYE Xrum XaaxLibéré le même jour que son camarade de lutte le professeur DIAGNE, Abdou Karim GUEYE Xrum Xaax, a aussi été placé sous mandat de dépôt le jeudi 23 mars 2023.
- Fadilou KEÏTAest placé sous mandat de dépôt depuis le 9 décembre 2022 par le Doyen des juges d’instruction (DJI). Le membre du cabinet du président Ousmane SONKO et coordonnateur du Nemmeeku Tour a été arrêté sur ordre du Procureur. Il est poursuivi pour avoir « accusé ouvertement » l’État du Sénégal d’avoir fait disparaître les deux gendarmes Didier BADJI et Fulbert SAMBOU, disparus le 19 novembre 2022.
- Bassirou Diomaye FAYESecrétaire général et n°2 du parti PASTEF, Monsieur FAYE a été interpelé et placé en garde à vue vendredi soir 14 avril 2023 pour diffusion de fausse nouvelle, outrage à magistrat et diffamation envers un corps constitué, à la suite de la publication d’un post sur les réseaux sociaux où il critique le comportement de certains magistrats.
- Wally Diouf BODIANÀ la suite des menaces à peine voilées du Syndicat autonome des Impôts et Domaines (SAID) et la « médiation » de l’Amicale des inspecteurs des impôts et domaines, Waly Diouf BODIAN a recouvré la liberté le 24 mars après plusieurs jours de détention. Sa libération a été conditionnée : il devra porter un bracelet électronique, la dernière trouvaille technologique du ministère de la Justice visant à stopper l’encombrement des prisons. Waly Diouf BODIAN, ancien secrétaire général du SAID, est le directeur adjoint de la Législation et de la Coopération internationale à la Direction générale des impôts et domaines (DGID). Selon le syndicat des impôts et domaines, aucune charge ne lui avait été communiquée par la police, ni à ses avocats après son arrestation.
- Affaire des deux militaires disparus : Didier BADJI et Fulbert SAMBOU
- CHEIKH IBRAHIMA COLY, 20 ANS
- BAYE CHEIKH DIOP, 17 ANS
- FAMARA GOUDIABY, 20 ANS
- PAPE SIDY MBAYE, 20 ANS
- CHEIKHOUNA NDIAYE, 22 ANS
- ALASSANE BARRY, 17 ANS
- PAPE SADIO CAMARA, 18 ANS
- MANSOUR THIAM, 20 ANS
- MOUSSA DRAMÉ, 35 ANS
- BOUNAMA SIMPA SAGNA, 12 ANS
- MODOU NDIAYE, 20 ANS
- CHEIKH WADE, 20 ANS
- CHÉRIF ABDOULAYE MANE, 18 ANS
- MASSERIGNE GUÈYE, 15 ANS