avril 6, 2025
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Sport

VIOLENCE D’AVANT ET APRES COMBATS : La CNDH-S s’insurge et propose des solutions

Les incidents survenus lors du combat entre Franc et Ama Baldé, dimanche dernier sont ceux de trop. Si la police annonce l’arrêt, jusqu’à nouvel ordre, de la couverture sécuritaire des combats de lutte, la Commission Nationale des Droits de l’homme du Sénégal demande plus. La structure dirigée par le professeur Amsatou Sow Sidibé évoque la nécessité de suspendre provisoirement les galas de lutte, non sans proposer des pistes de solutions.

La Commission Nationale des Droits de l’homme (CNDH-S) n’est pas resté insensible sur ce qui s’est passé dimanche dernier. Un mort, des scènes de pillages, d’agression en masse, de saccages des biens d’autrui… Des actes qui sidèrent la Commission qui s’est fendu dans un communiqué pour exprimer son inquiétude et demande par la même occasion la suspension pure et simple des combats de lutte.

Pour la préservation de l’ordre public

En effet, soucieux de la préservation de ce sport de chez-nous qu’elle considère comme un patrimoine culturel, la CNDH demande plus de moyens pour sa sécurisation. « La Commission Nationale des Droits de l’homme du Sénégal exprime sa profonde inquiétude face aux violences qui surviennent systématiquement après les événements sportifs. La CNDH-S rappelle que le droit à la sécurité est un droit fondamental. La lutte, en tant que patrimoine culturel sénégalais, ne doit pas être ternie par des violences qui mettent en péril la cohésion sociale et le vivre-ensemble », dit-elle.

Dans son engagement pour le respect des droits humains, cette commission n’a pas manqué de rappeler le rôle ô combien important du sport dans la société. « La CNDH-S rappelle que le sport est un des droits du citoyen ». Mais, sa pratique ne devrait toutefois, « constituer une entrave au droit ou à la liberté d’autrui. L’ordre public doit être préservé. Les citoyens doivent être protégés ».

La CNDH-S pour la suspension provisoire de la lutte

Institution indépendante visant à promouvoir les droits de l’homme, la CNDH-S a d’abord pris acte de la décision de la police nationale. « La Commission Nationale des Droits de l’homme (CNDH-S) prend note du communiqué de la police nationale annonçant l’arrêt, jusqu’à nouvel ordre, de la couverture sécuritaire des combats de lutte », lit-on dans le communiqué. Mais mieux, l’organe remplaçant le comité sénégalais des droits de l’homme réclame la suspension des séances de lutte. «Outre la décision de la police nationale d’arrêter l’encadrement des combats de lutte, la CNDH-S recommande vivement la suspension provisoire des séances de lutte… » indique le texte signé par la présidente Amsatou Sow Sidibé.

Mais derrière cette demande devenue presque sociale, la CNDH-S appelle à «un dialogue urgent entre les pouvoirs publics, le Comité National de Gestion de la Lutte (CNG), les promoteurs de lutte et la société civile pour la mise en place d’un cadre de gestion rigoureux et sécurisé des combats de lutte ». Ii est aussi demandé « l’instauration de mesures strictes pour encadrer les flux de spectateurs, avec un dispositif efficace de contrôle des accès et de sécurisation des itinéraires ». Pour la Commission, il est aussi important de prôner « la sensibilisation accrue des supporters des populations et des acteurs de la lutte sur les risques, les responsabilités et la recevabilité ainsi qu’une « justice ferme et exemplaire contre les auteurs de violences afin d’endiguer l’impunité ». En somme, Madame Sidibé et son équipe restes mobilisées et « appellent l’ensemble des parties prenantes à agir rapidement et efficacement pour restaurer un climat de paix autour de ce sport emblématique ». Reste à savoir si ces demandes resteront dans suite.

Jacques Victor GOMIS

 

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