juillet 22, 2024
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Economie

Qatar, Algérie, Libye… L’Union européenne en quête de nouveaux fournisseurs de gaz naturel

BFMTV – L’Union européenne est déterminée à se passer de tous les hydrocarbures russes. Elle cherche de nouveaux fournisseurs. Le Qatar est l’un des meilleurs espoirs.

Un accord sur un projet d’embargo progressif de l’Union européenne sur le pétrole russe, actuellement bloqué par la Hongrie, pourrait intervenir prochainement. Une première étape cruciale. Mais à terme, l’UE souhaite se passer de tous les hydrocarbures russes, y compris le gaz, dont elle est très dépendante.

Pour cela, l’Europe cherche la parade et donc, un nouveau fournisseur. L’un des meilleurs espoirs est le Qatar, gros producteur de gaz naturel, parmi les cinq premiers mondiaux. Surtout, c’est aussi un pays qui investit énormément dans cette énergie. Le Qatar prévoit une augmentation de 64% de sa production de gaz naturel d’ici cinq ans.

Mais le pays a des revendications qui créent des points de blocage dans les négociations de contrats. Tout d’abord, le Qatar souhaite un accord sur le long terme, d’au moins dix ans, pour s’assurer de rentabiliser ses investissements. De son côté, l’Union européenne préfère s’engager pour cinq ans seulement car au-delà, ses objectifs de réductions d’émissions de CO2 sur lesquels les Etats membres se sont engagés seraient mis à mal.

Autre point de crispation, la question du prix. Le Qatar souhaite que le gaz soit indexé sur le cours du pétrole, alors que le GNL venu du Qatar est déjà plus cher que d’autres car il vient de plus loin.

Enfin, les deux parties doivent se mettre d’accord sur les conditions de cet accord. L’Allemagne a par exemple l’habitude de réacheminer et de revendre les flux de gaz à ses voisins. Le Qatar souhaite imposer une clause de destination pour l’en empêcher, ce que l’UE trouve inaccepable. Deux compagnies gazières allemandes, RWE et Uniper, poursuivent toujours leurs discussion avec le pays du Golfe.

L’Afrique du Nord, une alternative moins fiable

Mais le gaz du Qatar ne suffira pas à répondre aux besoins des Etats membres. D’autres pays pourraient aussi appprovisionner l’UE, notamment ceux d’Afrique du Nord qui disposent de grandes réserves, à l’image de l’Algérie ou de la Libye. Ils sont déjà reliés aux pays du sud de l’Europe comme l’Italie et l’Espagne. Les gazoducs existent déjà.

Mais l’Algérie fait actuellement du chantage à l’Espagne, qui a apporté publiquement son soutien au projet d’autonomie marocain, suscitant la colère d’Alger. En conséquence, les exportations de gaz vers Madrid ont déjà chuté de 35% en avril.

En revanche, l’Algérie a noué de nouveaux contrats avec l’Italie. Une bonne nouvelle pour le pays qui s’est aussi rapproché de la Libye pour se fournir en gaz. Mais la situation politique dans le pays n’est pas stabilisée, ce qui crée des perturbations dans la production.

L’Afrique du Nord aussi des alternatives pour se passer du gaz russe, mais elles ne sont pas très fiables. Ces dernières semaines, le Sénégal s’est dit prêt à débuter l’exploitation de champs gaziers dans l’Atlantique et à alimenter l’Europe, mais ce ne serait pas avant fin 2023.

Aude Kersulec avec Pauline Dumonteil

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CORNE DE L’AFRIQUE

Plus de 27.000 migrants sont arrivés au Yémen cette année (OIM)

Au moins 27.800 personnes ont traversé la Corne de l’Afrique vers le Yémen déchiré par la guerre au cours des cinq premiers mois de 2022, a annoncé mardi l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Ces arrivées décomptées au cours des cinq premiers mois de 2022 représentent plus que le total des personnes qui ont fait le voyage toute l’année dernière le long de ce qui était la route migratoire maritime la plus fréquentée au monde avant la pandémie de Covid-19, selon Matrice de suivi des déplacements (DTM) de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

L’an dernier près de 27.700 migrants étaient entrés au Yémen par la route dite orientale, contre 138.000 en 2019 en raison des restrictions accrues de mobilité imposées par la Covid-19. 

Environ 37.500 ont fait ce voyage en 2020. Selon l’OIM, cette récente hausse des arrivées a de quoi alarmer dans un pays désormais aux prises avec sa huitième année de conflit.

« Nous sommes de plus en plus préoccupés par la sécurité et le bien-être des personnes qui se déplacent au Yémen », a déclaré dans un communiqué, Christa Rottensteiner, cheffe de mission de l’OIM au Yémen.

Sur le terrain, les équipes rencontrent « chaque jour des migrants qui ont été blessés dans le conflit ou se retrouvent bloqués au cours de leur voyage ».

« Divers facteurs peuvent influencer l’augmentation de cette année, notamment un assouplissement des restrictions de mobilité liées à la Covid-19, des conditions météorologiques plus favorables, ainsi que la situation sécuritaire et la sécheresse en Éthiopie, d’où sont originaires la plupart des migrants », a déclaré lors d’un point de presse régulier de l’ONU à Genève, Paul Dillon, porte-parole de l’OIM.

Des migrants confrontés à des abus lors de périlleux voyages vers les pays du Golfe

Alors que le nombre d’arrivées explose, les violations des droits de l’homme à l’encontre des migrants au Yémen augmentent aussi. En arrivant au Yémen, les migrants sont ainsi confrontés à des voyages périlleux vers les pays du Golfe à la recherche de travail. 

« Ils traversent souvent les lignes de front du conflit et sont confrontés à de graves violations des droits de l’homme telles que la détention dans des conditions inhumaines, l’exploitation et les transferts forcés à travers les lignes de contrôle », a détaillé M. Dillon. Les femmes et les filles déclarent souvent avoir été victimes de violences, d’abus ou d’exploitation fondés sur le genre, généralement aux mains de trafiquants et de passeurs. 

Le Yémen demeure une étape majeure sur la route des migrants de la Corne de l’Afrique, venant en particulier de l’Éthiopie et de la Somalie, qui voyagent généralement par voie terrestre jusqu’à Djibouti. Nombre d’entre eux entreprennent ensuite un voyage difficile vers les pays du Golfe, et plus particulièrement vers l’Arabie saoudite.

Pourtant ce pays est en proie depuis 8 ans à une guerre entre les forces gouvernementales soutenues par une coalition arabe dirigée par l’Arabie Saoudite opposée au groupe houthi, soutenu par l’Iran.

4.500 migrants sont bloqués à proximité de la ligne de front à Ma’rib

« Dans le nord du pays, les partenaires de l’OIM et la communauté locale ont signalé que plus de 1.000 migrants – dont des femmes et des enfants – ont été blessés ou tués par des attaques cette année », a fait valoir le porte-parole de l’OIM. Chaque mois, des centaines de personnes sont traitées pour des blessures par balle dans un hôpital soutenu par l’OIM près de la ville frontalière de Sa’dah.

À Ma’rib – à quelque 25 kilomètres de l’une des lignes de front du conflit – environ 4.500 migrants sont bloqués, incapables de poursuivre leur voyage ou de rentrer chez eux.

Face à cette situation préoccupante des migrants et des réfugiés, les candidats au retour se multiplient. Plus de 900 migrants ont quitté Aden sur des vols de retour humanitaire volontaire en mai (au 31 mai), mais des fonds supplémentaires sont nécessaires pour aider les milliers d’autres qui attendent de partir d’Aden, de Sanaa et de Ma’rib. 

« L’une des principales façons dont nous pouvons offrir secours et protection est d’ouvrir davantage de possibilités aux migrants qui souhaitent rentrer chez eux de le faire, et de fournir une assistance vitale et une aide médicale à ceux qui en ont besoin », a conclu Mme Rottensteiner, relevant que la communauté internationale ne doit pas « tourner le dos aux migrants en détresse qui sont souvent oubliés en temps de crise ».

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